Le polynôme de Taylor de degré m en a est la somme de f^(k)(a)(x−a)^k/k! pour k allant de zéro à m. La factorielle figure dans chaque coefficient. Si la dérivée suivante est bornée en module par M entre a et x, le reste de Lagrange a un module au plus M|x−a|^(m+1)/(m+1)!. La seule régularité ne garantit pas que la série de Taylor infinie soit égale à la fonction partout.
Une série entière ∑ c_n(x−a)^n converge absolument à l'intérieur de son rayon R et diverge à l'extérieur. Les tests du rapport ou de la racine déterminent généralement R, qui peut valoir zéro ou l'infini. En x=a−R et x=a+R, le test est souvent indécis ; substituer chaque borne dans la série originale. Les comportements aux bornes peuvent différer.
À l'intérieur de l'intervalle ouvert de convergence, la différenciation et l'intégration terme à terme préservent le rayon. Elles peuvent modifier l'inclusion des bornes. Partir de la série géométrique 1/(1−x)=∑ x^n pour |x|<1, puis intégrer de zéro à x pour obtenir −ln(1−x)=∑ x^n/n pour n≥1. Vérifier la constante d'intégration et le domaine du logarithme réel.
Les séries permettent aussi de lever les formes indéterminées de limite. Pour évaluer (e^x−1−x)/x² près de zéro, retenir le premier terme survivant x²/2 plutôt que d'utiliser uniquement e^x≈1+x. Une troncature asymptotique établit la limite ; une inégalité sur un intervalle fini nécessite un argument séparé sur le signe ou le module du reste. Ne pas substituer dans une série hors de son intervalle de convergence.