L'intégration par parties découle de la règle du produit : ∫u dv=uv−∫v du. Pour les intégrales définies, incluez le terme aux bornes aux deux extrémités. Avec I_n(x)=∫₁ˣ(ln t)^n dt, choisissez u=(ln t)^n et dv=dt. Pour n≥1, la borne inférieure s'annule, donnant I_n=x(ln x)^n−n I_(n−1). Un signe plus violerait l'identité dérivée. Conservez la même limite inférieure dans une récurrence ; la changer modifie les constantes.
Pour les intégrales impropères, appliquez d'abord l'identité sur des bornes finies, puis justifiez la limite aux bornes et l'intégrale restante. Si ∫₋∞^∞e^(−x²)dx=√π, posez u=x et dv=x e^(−x²)dx pour ∫x²e^(−x²)dx. Puisque v=−e^(−x²)/2 et que x e^(−x²)→0 aux deux infinis, le second moment complet est √π/2. La parité donne le moment sur la demi-droite positive √π/4. L'annulation du terme aux bornes fait partie de l'argument, pas une propriété automatique de toute intégrale impropre.
Pour inverser ∫₀¹∫ₓ¹F(x,y)dy dx, décrivez le triangle 0≤x≤y≤1, puis réécrivez-le comme ∫₀¹intégrale de 0 à yF(x,y)dx dy. Tant l'intervalle extérieur que les bornes intérieures changent ; échanger uniquement les symboles modifie la région. Pour F=e^(y²), intégrer d'abord selon x donne ∫₀¹y e^(y²)dy=(e−1)/2. La continuité sur ce triangle compact rend l'inversion d'ordre valide ; les cas singuliers ou conditionnellement convergents nécessitent une plus grande précaution.
Si une fonction intégrable sur [a,b] satisfait f(a+b−x)=−f(x), la réflexion rend son intégrale égale à son opposé, donc nulle. Pour sin(2mx)/sin x sur [0,π] avec m entier positif, la réflexion x↦π−x change le signe du numérateur et conserve le dénominateur. Les singularités apparentes aux bornes sont amovibles : les limites sont 2m à zéro et −2m à π. Vérifiez ces limites avant d'invoquer la symétrie ; l'annulation ne remplace pas l'intégrabilité.